Ec(h)o Mag

Echo Mag est un magazine pdf gratuit sur l'actualité environmentale

Des radars humains

Le petit plaisantin Rémi Gaillard vient de réaliser un sketch hilarant.

Des radars, humains.

365 jours dans la vie d’un vélo

Red Peak, des designers New Yorkais, ont mené une expérience intéressante.

Ils ont attaché un vélo à un poteau en pleine rue à New York pendant 365 jours et l’ont photographié chaque jour.

Hallucinant. Ce n’est seulement qu’après 230 jours que le vélo a subi des déprédations, pas avant. Comme quoi.

On essaie à Genève pour voir?

A Genève les vélos foncent dans les murs

Décidément, la ville de Genève a vraiment le sens de l’humour.

Une nouvelle piste cyclable. Superbe!

Crédit photo TDG.ch

Apprendre à faire du vélo

Comment enseigner à un enfant à faire du vélo.

Très pédagogique. Ou pas.

4 (bonnes) résolutions écolo pour 2012


1.      Manger local

Le mouvement locavore s’est développé ces 2-3 dernières années. Quand on réalise que notre nourriture est principalement importée, et de loin, souvent par avion, ça ne donne plus tellement envie de manger des asperges en janvier qui consomment 5 litres de pétrole pour une botte provenant des Amériques.

Pour 2012, pourquoi ne pas s’inscrire à une ACP, une Agriculture Contractuelle de Proximité, ou une AMAP, une Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne ?

3 bénéfices (entre autres):

  • soutenir l’agriculture locale qui en a furieusement besoin
  • manger de saison et sainement
  • manger local, donc réduire sa consommation indirecte de pétrole

2.      Ne plus boire dans des bouteilles en PET

Les bouteilles en PET d’eau minérale sont une pure absurdité. Nos pays européens industrialisés dépensent une somme considérables, et donc indirectement nous-mêmes par nos impôts, pour nettoyer l’eau mise à disposition dans nos robinets et la rendre tout à fait potable.

Malgré cela, le marché des eaux minérales en bouteille est « juteux ».

Le PET est produit à partir du pétrole. Quand il est recyclé, il ne peut plus redevenir des bouteilles, mais on utilise sa matière pour en faire d’autre chose, comme des pulls en polaire par exemple.

De plus, le PET se dégrade avec le temps et la chaleur. Des composés pétrochimiques et toxiques se retrouvent donc dans l’eau, bue…

Pour 2012, voici une autre résolution écolo : ne plus boire dans du PET. Préférez des bouteilles en alu, en acier. Relisez notre article Comment choisir sa bonne bouteille d’eau.

4 bénéfices (entre autres):

  • Éviter de boire les composés toxiques et cancérigènes
  • Éviter de consommer du pétrole
  • Réduire les déchets
  • Boire de l’eau du robinet, saine

Je connais des amis qui n’aiment pas le goût de l’eau du robinet, trop « dure » ou chlorée.

Pour éviter les goûts gênants, si goût il y a, ajoutez quelques gouttes de jus de citron bio, de la menthe fraîche du jardin / terrasse, voire même une tranche de concombre bio (d’ACP, encore mieux). Juste laisser l’eau dans le frigo quelques heures suffit même à en réduire le goût.

3.      Manger moins de viande

On ne le dira jamais assez, la viande pollue énormément : élevage du bétail, donc émissions de méthane, déforestation intensive pour cultiver les fourragères, pollution liée au transport.

Manger moins de viande est également bon pour notre santé générale : moins de graisse, moins de risques de cancer du côlon / estomac, la viande étant l’un des facteurs aggravant.

Rappelons que notre organisme n’est pas censé consommer de la viande : estomac long, au contraire des purs carnivores, les félins par exemple. L’autre preuve en est notre dentition, pas celle des félins du tout, plutôt celle de granivores et légumivores / fructivores, des dents qui écrasent, pas qui déchiquettent.

Bien sûr, il est difficile d’abandonner la viande, souvent liée au plaisir culturel & familial. On aime la viande surtout pour ce qu’elle rappelle, des dimanches soirs en famille, des repas entre amis, etc. Manger de la viande nous donne également une impression de force, de supériorité, car on mange un animal mort.

2012 pourrait être enfin l’année du changement. Manger moins de viande est déjà une grande étape.

Et manger moins de viande, ou pas, encore mieux, diminue nettement les risques de cancer, et notamment celui du sein.

3 bénéfices (entre autres):

  • Améliorer son bilan écologique global
  • Réduire la souffrance animale. Meat is Murder.
  • Améliorer son état de santé

 4.     Ne pas se croire mieux que les autres

En plus d’être webmaster pour Ec(h)oMag, je m’occupe également de Gus&Co, un site qui papote de jeux de société.

Dans un article, je cherche à savoir pourquoi on aime jouer. L’une des raisons est que l’on a besoin de gagner pour se sentir mieux que les autres, l’espace de quelques fractions de secondes.

Pourquoi ? Car, perdu dans la masse humaine, 7 milliards depuis quelques semaines, on sent le besoin de sortir du lot, pour prouver sa valeur, sa force, son identité, réflexe animal ou narcissique.

Le souci pour la planète, c’est que nos modes de vie sont souvent prédateurs liés à ce comportement: rouler dans une grosse voiture, une 4×4 rutilante, encore mieux. Ou partir en vacances de l’autre côté de la planète, en avion, pour prouver que l’on en a les moyens. Ou consommer, beaucoup.

Et si le salut de la planète passait par la communauté plutôt que par l’individualité? Envisager la déconsommation passera forcément par une remise en question de nos modes de fonctionnement, de notre rapport à la matière, à la planète, à autrui.

N’est-ce pas reposant et agréable de se dire que l’on est, après tout, comme un fragment d’un système complexe et géant, une infime partie entouré par 6’999’999’999 autres fragments, et que l’on partage le bien-être et la responsabilité de ce système?

Nos riches sociétés industrielles et capitalistes poussent à l’individualisme, à la consommation, à l’égoïsme.

Et si en 2012 on se laissait aller à l’instinct de meute plutôt qu’à l’instinct de loup solitaire? En voici une bonne résolution, non?

Pour en rire (et de nous), regardez l’excellente minie-minie série Bref sur Canal+, l’épisode du 20.9 “Je suis comme tout le monde”. Vous toussez aussi quand vous mangez un tirami sù?

Bonne année 2012 à tous !!!

Nos amis de la GreenTeam*vous proposent ici des articles extrêmement intéressants et proposent d’autres résolutions écolo pour 2012, allez-y faire un tour:

*La Greenteam est une association de blogs verts & engagés

6 idées de cadeaux de Noël: offrir moins pour offrir mieux

Dans 23 jours, c’est Noël.

Et qui dit Noël, dit cadeaux.

Et qui dit cadeaux, dit consommation.

Et qui dit consommation, dit production, exploitation, pollution et déchets.

Mais bon, même les chantres de la déconsommation (anciennement décroissance, terme plus sexy quand même) ont le droit d’offrir des cadeaux à leur famille, à leurs amis, à leur poisson rouge.

Voici 6 idées qu’Ec(h)o Mag vous propose pour les fêtes, pour offrir des cadeaux originaux, éthiques et écologiques. Car après tout, comme disait André Malraux, ou presque, le 21e siècle sera écologique, ou ne sera pas.

1. Tirage au sort

Si vous avez une grande famille ou beaucoup de collègues à qui vous voulez offrir un cadeau, plutôt que d’en offrir à tout le monde, pourquoi ne pas tirer au sort une personne?

A la fin du repas de Noël / apéro, tout le monde met son nom dans un chapeau. Chaque invité tire ensuite un nom. Si son propre nom est tiré, on retire. Vous aurez donc ainsi toute une année pour réfléchir au cadeau à faire.

2. Limite

Puisque les fêtes sont souvent affaire de famille et d’amis, il est préférable de s’entendre au préalable sur une limite maximum de dépense. Cela limitera justement les achats, et poussera à “optimiser” son choix. Et cher ne veut pas forcément dire bien.

3. Dématériel

Quand vous offrez un cadeau matériel, il y forcément eu exploitation, extraction, transport, pollution et finalement déchet, quand le cadeau n’est plus utilisé et jeté (oui, ça arrive). Alors pourquoi pas ne pas préférer un cadeau dématérialisé?

Par exemple, pour un cadeau intelligent : au nom de votre ami / parent, un soutien offert à une association écologique et / ou caritative : WWF, GreenPeace, Pro Natura, Terre des Hommes, etc.

Par exemple, pour un cadeau agréable : un bon pour un massage, un bon pour une entrée dans un centre wellness, un bon pour des cours (tango, sushis, équitation, rock acrobatique…)

4. Fait “maison”

Offrir un cadeau fait main est non seulement très tendance, mais également très personnalisé. Et ce n’est pas parce qu’on a fait quelque chose soi-même que cela sera forcément moins bon qu’acheté dans un magasin.

Par exemple, pour un cadeau parfumé : offrir des produits cosmétiques fait maison.

Par exemple, pour un cadeau goûtu : offrir du nutella fait maison. On a testé, mille recettes sur le net, bien meilleur et plus sain que le vrai (tout plein de BPA et de mauvaises graisses). Également des confitures, aux goûts variés et funky: orange-citron-carotte, gingembre-cardamome-kiwi, etc.

5. Ecolo-éthique

Et si vous voulez vraiment offrir un cadeau, alors trouvez des boutiques qui proposent des articles écologiques et éthiques. Nos amis de la GreenTeam Marron Rouge par exemple, qui proposent des sacs à main, habits, bijoux, tous en matériau recyclé et produits en Inde dans des ateliers protégés et éthiques.

6. Aucun

Enfin, il y a toujours cette alternative, pas facile du tout à assumer, n’offrir aucun cadeau.

Non, pas facile à assumer. Se retrouver entre amis, en famille, et ne rien offrir à personne vous fera certainement passer pour un avare, un égoïste, un malpoli. Mais un écologiste radical.

Imaginez-vous le nombre de papiers-cadeaux jetés, le nombre de bibelots achetés, les kilomètres parcourus pour transporter tout ça. Ça calme tout de suite, non?

Et peut-être que la planète a besoin de cela, qu’on lui offre un cadeau à elle, pour une fois, un jour par année.

Ech(h)o Mag vous souhaite un joyeux Noël et Hanukkah!

Nos amis de la GreenTeam*vous proposent ici des articles extrêmement intéressants sur Noël et des cadeaux écolo:

*La Greenteam est une association de blogs verts & engagés

Doubléco

Les Services Industriels Genevois (SIGpour les intimes) lancent une nouvelle opération, Doubléco, dans le but de présenter aux Genevois (mais à d’autres terriens aussi) comment économiser l’électricité et protéger l’environnement.

La chasse aux appareils énergivores est lancée.

Toute la liste d’éco-gestes peut être lue ici

Réduire sa consommation d’énergie, pas son confort. Oui, c’est possible. Et réduire sa consommation d’énergie, c’est ménager la planète (et son porte-feuille, en passant)

Les SIG offrent également des entrées au Salon des Automnales à Palexpo, du 11 au 20 novembre 2011, pour venir sur leur stand et bénéficier d’un service personnalisé pour Doubléco.

Vélo glam, une superbe vidéo

Vous souvenez-vous de notre concours vélo & glam organisé en mai 2011 ?

Dans le style, voici une superbe vidéo sur Vimeo à ne pas louper.

Ça vous donne envie de faire du vélo?

La peur du peu

Comme pratiquement chaque mois, avec nos amis de la GreenTeam, nous lançons une Loop, des articles sur le même sujet et tous liés.

Et quelle meilleure occasion qu’Halloween pour écrire des articles sur la peur?

Racines

Il est étrange de se pencher sur notre relation à la peur. Nous aimons avoir peur, mais dans une moindre mesure et dans des situations contrôlées : films d’horreur, parcs d’attractions, sports extrêmes. Car oui, la peur libère des hormones et fait ressentir des émotions vives, pour nous changer d’un quotidien qui peut s’avérer parfois morne.

La peur est liée à nos sociétés. Peur du noir enfant, peur de la mort adulte, la peur est souvent profonde, quelques fois irrationnelle, surtout quand elle est conceptualisée. Nos contes traditionnels sont là pour en témoigner : peur des forêts, des monstres, de la solitude, de l’abandon, du rejet. Comme si pour prouver notre force et supériorité il était impératif de se confronter à la peur tel un rituel endémique.

Rassassié

Ec(h)oMag, et la GreenTeam, est un site traitant d’écologie. Alors quel rapport avec la peur?

Nous sommes en train de vivre une crise écologique sans précédent, et ce n’est que le début: réchauffement de la planète, pollution, diminution des ressources naturelles, extinction des espèces. Et si cet état de fait n’était pas tout simplement lié à notre peur, celle de ne pas avoir assez?

Bébés, nous avions besoin de nourriture, d’amour. En grandissant, nous avons commencé à être entourés d’objets divers et ludiques. Une fois adulte, nous nous sommes alors trouvés enveloppés dans une abondance constante: livres, jeux, technologie, appareils ménagers, habits. Des objets pour représenter notre train de vie, et donc notre soi-disante “richesse”, comme si l’opulence témoignait de notre “succès”. Plus nous avons, plus nous sommes.

Le problème, c’est que pour avoir, il faut produire. Et extraire. Et transporter. La possession, liée à la consommation, entraîne la pollution.

Et si ce besoin de posséder n’était justement pas lié à notre peur, celle de ne pas avoir assez? De manquer? La peur du peu.

Frugal

Il serait intéressant de comparer l’évolution historique de la quantité d’objets détenus par ménage. Plus on est riche, plus on possède. Donc plus on consomme, la planète. Aujourd’hui, il nous faudrait 1.5 planètes pour entièrement subvenir à nos besoins. 1.5 planètes, en moyenne. Beaucoup plus si nous étions tous des Américains, des Suisses ou des Français.

Avoir peu, c’est être peu. Vraiment? Nos sociétés du plein répugne le dépouillé, l’austère.

La décroissance, au terme pas sexy du tout, conçoit justement un ralentissement de notre développement, de notre économie. Mais pour y arriver, ne faudrait-il commencer à travailler sur notre peur, celle de ne pas avoir assez? Abondance rime avec sécurité. Ou plutôt, rimait, dans le passé, car aujourd’hui, nos sociétés prédatrices mettent justement cette sécurité environnementale en danger.

Pour quelque peu diminuer la crise écologique dans laquelle nous entrons, il faudrait d’abord faire un travail sur nous-mêmes, apprendre à calmer notre peur, à vivre avec, à l’accepter. Avoir moins pour vivre plus. Avoir moins pour être plus. Comme le disent les chantres de la décroissance : moins de biens, plus de liens. Jusque dans les années 2000, nous étions des consommateurs, ces dix dernières années, avec la prise de conscience écologique (plus ou moins) générale, un nouveau terme est apparu, celui de consomm’acteur. Il serait enfin temps que nous devenions des terRiens, des citoyens à l’impact écologique limité.

Et vous, avez-vous peur de n’avoir jamais assez? Avez-vous peur du vide?

En mai de cette année, nous avons publié un article sur Andrew Hyde, un anglais vivant avec 15 objets. Minimalisme et décroissance. Avec combien d’objets seriez-vous prêts à vivre?

Nos amis de la GreenTeam* vous proposent ici des articles extrêmement intéressants sur le même sujet de peur pour un spécial Halloween.

*La Greenteam est une association de blogs verts & engagés


10’000 vélos bientôt à NYC

Le vélo connaît un succès grandissant à New York City.

En effet, le maire Michael Bloomberg mène une politique d’encouragement à la mobilité douce et à la petite reine, déjà 350km de pistes cyclables.

En 2012, en même temps qu’à Genève (si si, on y croit), un système de vélos en libre-service sera introduit dans la Grande Pomme, ce seront 10’000 vélos mis à disposition des citoyens.

C’est beau. C’est l’avenir.

Source : TSR

Merci à Cyrille d’Ecowizz pour le lien

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