Si, comme moi, vous habitez sur la rive droite de Genève, vous aurez remarqué quelque chose d’inhabituel ce matin samedi 17 avril. Ou plutôt pas justement. Aucun avion ne survole notre région. Aucune nuisance sonore, aucune pollution. Pour la toute première fois dans l’histoire, la Suisse (comme d’autres pays en Europe) a fermé son espace aérien depuis vendredi minuit. Aucun aéronef, avion, hélicoptère, n’a le droit de voler, dû à l’éruption du volcan Eyjafjoll en Islande et le nuage de cendres qui s’est déplacé partout en Europe et qui risque de causer des dégâts importants aux machines.
Aujourd’hui, c’est demain! Actuellement en plein pic du pétrole, d’ici à quelques années, dix ou vingt, le pétrole sera devenu tellement cher et rare que les avions ne voleront plus autant et facilement qu’aujourd’hui. Certes, des nouvelles technologies seront développées, mais la consommation que l’on fait de l’avion aujourd’hui changera radicalement. Les compagnies low-cost ne pourront plus se permettre de pratiquer des prix ridicules. Le kérosène va devenir bientôt tellement cher que les billets vont devoir sérieusement augmenter. Ainsi, prendre l’avion pour un jour, un weekend à Londres, Amsterdam ou Barcelone, sera devenu de l’histoire ancienne, un souvenir lointain.
Auj0urd’hui, c’est demain, puisque le nez en l’air ce matin, sans aucun avion, on peut goûter au futur. Au lieu de partir à l’autre bout du monde en quelques heures d’avion pour passer deux semaines au bord de la mer, pour découvrir une ville, une culture, on voyagera autrement: bateau (à voile), train (fonctionnant à l’électricité éolienne, solaire), vélo, marche. Notre mobilité va changer. Ou plutôt, va DEVOIR changer. Est-ce un mal ? Certainement pas. Le réchauffement de la planète connaîtra un répit, et au lieu de partir loin à l’étranger, on apprendra à (re)découvrir nos régions proches. Nos habitudes changeront, s’adapteront.
Auj0urd’hui, c’est demain. Bonne journée.



Un futur proche, espérons-le! J’ai appris hier qu’il est impossible que tous les avions soient posés en même temps: pas assez de place dans les aéroports, il faut qu’il y en ait toujours un certain nombre en train de voler. Une belle aberration…