Ec(h)o Mag

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Archive pour Mag News

MERCI !!! Et encore bravo.

Piste cyclable à Vancouver

Ec(h)o Mag tient à remercier et féliciter les genevois qui ont accepté le vote sur la mobilité douce.

A 12h, les décomptent annonçaient 50,4% de non, et à 13h34, après décompte final, 50,3%.

29’215 votes OUI, 19’439 votes NON. On a eu chaud.

Bravo aussi à Thibault Schneeberger d’Actif-Trafic d’avoir lancé l’initiative et d’y avoir tellement investi d’énergie, ainsi que toutes les autres associations qui se sont battues pour l’initiative.

Le canton a maintenant 8 ans pour finir le 30% du réseau de pistes cyclables.

Le lien officiel des votations est ici.

Le coût réel d’un vélo

A la suite de notre article sur le coût réel d’une voiture, et le nombre passé à travailler pour la payer, 41h par mois, nous avons reçu un commentaire d’un internaute pour savoir combien coûtait un vélo en temps effectif par mois sur l’excellent site français CarFree France.

Nous avons repris ses questions pour y répondre.

Voici le calcul.

Le prix d’achat, les entretiens annuels, les pièces, les teinturiers…



« Le prix d’achat : même si on ne me vole pas mon vélo tous les ans, il ne faut pas se leurrer, un vélo, ça se vole », et malheureusement beaucoup plus facilement qu’une voiture. Comme pour la voiture, nous ne comptons pas l’achat de base d’un vélo.

Un vélo coûte entre 100 CHF (acheté à la fourrière) jusqu’à… 15’000 CHF pour un vélo de course. Disons qu’en moyenne, pour un bon vélo, il faut compter 800 CHF.

Toutefois, pour autant que vous soyez au bénéfice d’une assurance-ménage, celle-ci pourrait vous verser quelque chose pour votre vélo. Comptons 500 CHF reçu de votre assurance pour le vol. Donc il faudra encore rajouter 300 CHF. Comptons un vol de vélo par année.
« Les entretiens : un professionnel fait ce travail plus vite et infiniment mieux que moi. Un vélo, ça s’entretient une fois par an. Comme une voiture. Et je ne compte pas l’huile après chaque pluie. »

Un service de vélo coûte en moyenne 100 CHF, pour la révision des freins, de la chaîne, pignon, etc. A faire en effet idéalement une fois par année.
« Les pièces : un jour, ce sont les patins, un autre un câble usé, puis c’est la chaine, ou certaines améliorations : une sonnette plus puissante, un meilleur phare, un nouveau gilet fluorescent », à rajouter ici également les pneus crevés, souci fâcheux et régulier.

Le changement d’un pneu crevé, si vous l’apportez à une garagiste, vous coûtera 20 CHF. Comptons une crevaison tous les deux mois, donc 120 CHF par année. Les autres pièces à changer, patins de frein, chaîne, phare, etc. Comptons 300 CHF par année.
« Le teinturier : mon pantalon a une furieuse tendance à chopper la graisse du vélo… ». Ce coût n’est pas véritablement calculable pour le vélo, car les habits se lavent de toute façon, utilisation du vélo ou pas.

Enfin, à rajouter le coût annuel de la vignette, 6 CHF, la toute dernière puisqu’elle disparaîtra le 31 mai 2012.

Rubrique Coût annuel
Coût du vélo à l’achat après vol 300 CHF
Service 100 CHF
Crevaisons 120 CHF
Pièces 300 CHF
Vignette 6 CHF
Total 826 CHF

Donc un total de 826 CHF par année, pour un total mensuel de 69 CHF.

En reprenant les calculs de salaires suisses présentés pour la voiture, le salaire horaire net moyen étant de 24 CHF, il faudra donc un peu moins de 3h par mois pour payer les frais d’utilisation de son vélo.

3h par mois, au lieu de 41h…

Alors, vous vous mettez quand au vélo ?

41h par mois pour payer sa voiture

Vous souvenez-vous de cet article que nous avions publié sur quelques vérités vraies sur le vélo, publié en décembre 2010? Nous y parlions du coût d’une voiture par année.

Nous annoncions qu’une voiture coûte près de 12’000 CHF par année, plus de 8’00o euros, donc 1’000 CHF par mois rien qu’en entretien: assurances, réparations, services, essence.

Attention, n’est pas inclus dans cette somme le coût d’achat ou de leasing de la voiture.

Nous avons fait le calcul pour savoir combien cela représentait par ménage comme dépense en Suisse et combien d’heures de travail cela nécessitait pour sa voiture.

Les chiffres


selon le site travailler-en-suisse.ch, – Le salaire en Suisse (exprimé en brut mensuel, toutes fonctions et tous secteurs confondus) était en moyenne de 5 833 francs suisses en 2008 (soit environ 69 900 francs suisses bruts annuels). Vous pouvez même calculer les salaires en Suisse avec ce calculateur informatique.

5 833 brut. Pour arriver au salaire net, il faut à cela encore retrancher 35% en cotisations sociales (1er & 2e pilier), assurance-maladie (comptons 300 CHF par mois) et impôts (environ 22% du revenu). Le salaire suisse moyen réel est donc de 3’791.

Sachant que l’horaire moyen suisse est de 40h par semaine, le salaire-horaire net est donc d’environ 24 CHF par heure.

Ce qui veut dire qu’en gagnant en moyenne 24 CHF par heure, il faudra donc précisément 41h de travail par mois pour payer les frais mensuel d’entretien de sa voiture. 41h rien que pour sa voiture.Donc une semaine de travail. Juste dingue!

Sans compter, encore une fois, son coût d’achat ou leasing, ce qui va bien évidemment faire exploser le total horaire.

Rappelons encore que le degré de motorisation en Suisse, le nombre de voitures par habitant, est de 416 pour 1’000 habitants, soit 41%.

Donc 41% de la population suisse paient 1’000 par mois pour leur voiture, 41h à travailler rien que pour sa bagnole. Bébés y compris.

La voiture ne fait plus trop rêver…

…41h de travail ou de salaire gagnés pour ses enfants, ses loisirs, ses voyages, sa maison, pour aider des associations et ONG, au lieu de les passer à payer sa tonne d’acier.

Alors, vous vous y mettez quand au vélo?

Pour calculer combien vous coûte réellement votre voiture, c’est ici.

Offre d’emploi à GenèveRoule à Genève

GenèveRoule est une entreprise qui loue des vélos à Genève.

Elle cherche un collaborateur responsable des succursales à 60% de suite ou à convenir.

Voici l’annonce pour l’offre d’emploi.

On adore : pour des questions de protection de l’environnement, seules les candidatures par email seront traitées!

Les ânesses balayeuses de Castelbuono

Photo de Creative Commons

Article écrit par Cristina Del Biaggio pour Ec(h)o Mag.

Dans une section de leur livre In viaggio con l’asino (En voyage avec l’âne) intitulée « Le retour de l’âne », Bocconi et Visentin relatent de la dramatique diminution du nombre d’ânes en Italie depuis le début du 20ème siècle. Ils évoquent ce déclin, tout en terminant avec une note positive : l’âne, dans les dernières années, semble être redécouvert et il n’est peut-être plus en voie de disparition.

Bocconi et Visentin parlent notamment d’une expérience intéressante d’introduction de l’âne dans un petit village de 10’000 âmes en Province de Palerme, en Sicile : Castelbuono. La topographie du village, accolé à une colline et caractérisé par de petites ruelles en pente, rend difficile la récolte des ordures ménagères par camion. Le maire a décidé une nouvelle stratégie : il a acheté quatre ânesses et organisé ainsi la récolte différenciée des ordures sur leurs dos.

Les ânesses, selon le site livesicilia.it, en substitution aux moyens mécaniques, représente un avantage environnemental, mais également une épargne économique pour la commune. En effet, un camion coûte environ 30’000 euro auxquels il faut ajouter 7’000 euro par année pour entretien et assurances. Le coût d’un âne, par contre, ne dépasse pas les 1’500 euro. Les dépenses courantes annuelles pour un âne sont de l’ordre des 2’000 euro. Il ne faut pas être des économistes pour comprendre que cela est avantageux d’un point de vue économique.

Photo de Creative Commons

Les ânesses de Castelbuono sont devenues tellement célèbres qu’elles ont même eu le droit d’avoir leur page facebook personnelle ici.

Ce qui est intéressant de noter, tout de même, c’est que cette décision a également suscité beaucoup d’initiatives qui ont permis à la petite commune non pas uniquement de se faire connaître pour ce projet un peu extravagant, mais que, à partir de ce fait, toute une série d’autres projets autour de l’âne ont vu le jour et certainement alimenté un nouvel dynamisme dans la commune. Désormais, une manifestation annuelle est organisée, « Il valore dell’asino » (La valeur de l’âne), qui, en 2009, a été couronnée par un trekking appelé « Le strade ritrovate » (les routes retrouvées). Les participants au trekking ont parcouru de vieilles routes qui les ont amenés de Castelbuono à Rome (v. la route ici) en compagnie de quelques ânes (v. quelques images ici).

La commune de Castelbuono organise également chaque année un concours d’écriture et de photo, qui a comme protagoniste, naturellement, ce bel animal à quatre pattes.

Cet exemple n’en est qu’un parmi beaucoup d’autres concernant la réintroduction de l’âne dans nos sociétés. A Castelbuono l’âne a été pensé en substitution des véhicules motorisés pour la récolte des ordures. Dans la majorité des cas, l’âne est devenu un apprécié compagnon de voyage.

Pourquoi ne pas prévoir un voyage différent cet été, en compagnie d’un âne ? En France voisine et dans le Jura, les possibilités de faire un trekking en compagnie d’un âne ne manquent pas, il suffit de se renseigner sur internet.


Décroissance et minimalisme, pour vivre libre

Le terme de décroissance est désormais “à la mode”, le voici qui supplante même celui suranné de développement durable, tellement 2003, qui a fait son temps.

La décroissance prône un ralentissement de notre développement, une frugalité dans nos modes de vie prédateurs.

Pourquoi ne pas opter pour le minimalisme?

Plutôt que chercher à avoir toujours plus, plus de chaussures, plus d’habits, plus de livres, plus de jeux, pourquoi ne pas chercher à avoir moins, tout simplement?

Pour vivre plus léger, moins cher, et surtout plus écologique.

C’est le cas d’Andrew Hyde, qui vit avec 15 objets, un minimaliste “extrême” qui s’est affranchi de la surconsommation et surpossession.

Voici la liste des possessions d’Andrew en date du 2 Mai :

  • Un sac à dos
  • Une chemise
  • Un manteau de pluie
  • Un Tshirt
  • Un short de course
  • Une serviette
  • Un manteau en laine
  • un kit de toilette
  • Une paire de lunettes solaires
  • Un porte-feuilles
  • Un Macbook Air
  • Un iPhone 3GS
  • Un Polo
  • Un Jeans
  • Des chaussures de course

Le lien officiel sur le site d’Andrew ici.

Une interview d’Andrew sur ABC.

Et vous, seriez-vous prêt à devenir minimaliste?

Merci à Raphaël C pour le lien

Nouveau numéro Ec(h)o Mag spécial vacances

Le voici, le tout beau, le tout neuf, le tout chatoyant numéro 11 de mai-juin d’Ec(h)o Mag, spécial vacances.

Vous pouvez le télécharger ici, et gratuitement.

Bonne lecture, et laissez-nous un commentaire ici pour nous dire ce que vous en avez pensé.

En mai, voyage où tu veux. Vraiment?

Lady Gaga du bikini

Les vacances des Pâques viennent à peine de toucher à leur fin. La tête reposée de ces dernières vacances, on pense déjà à l’été. Dans à peine 8 à 10 semaines, ça va de nouveau être la ruée des vacanciers sur les routes et dans les aéroports.

En mai, fais ce qu’il te plaît. Et voyage où tu veux. Vraiment?

Juste avant Pâques, je me souviens d’une discussion avec des collègues de travail à la pause en salle des maîtres. Ils parlaient tous de leurs projets pour leurs jours fériés pascals: l’Italie, le bord de mer en France, du ski en haute-montagne…

Quand une de mes collègues, enseignante en géographie qui passe son temps à parler de changements climatiques et de pollution à ses élèves, a fièrement lâché partir aux Maldives pour 10 jours.

Et là, subitement, on a pu sentir l’intérêt palpable de l’assistance, de l’envie même, toutes les paires d’yeux et d’oreilles se sont tournés vers elle, elle était la star du moment ; la Lady Gaga du bikini, la Brad Pitt du cocktail avec ombrelle. Les Maldives. Les plages de sable fin, la mer bleu-azur, un archipel d’îles sauvages, des poissons multicolores. Bref, une carte postale mentale du paradis.

En mai, fais ce qu’il te plaît. Et voyage où tu veux. Vraiment?

Ma collègue aura parcouru la distance de 16’000km aller-retour et émis 3’300 tonnes de CO2, selon les estimations du site de compensation MyClimate.org pour ses dix jours d’évasion au paradis. 3’300 tonnes de CO2.

Au final, je me demande ce qui est le plus révoltant: qu’elle, enseignante en géographie, émette autant de pollution pour un plaisir aussi fugace et égoïste, ou que la plupart de mes collègues en salle des maîtres se pâment devant son voyage? Aucun d’entre eux n’a fait mine de remettre en question son choix citoyen. Tous bavaient, presque littéralement.

Entre les jeunes pères de famille incapables de partir si loin avec leur nouveau-né, ou les enseignants plus âgés avec d’autres projets moins… sexy, la plupart de mes collègues seraient bien parti avec elle. Et c’est justement là que le bât blesse. Son choix de destination n’a en aucun cas choqué ou dérangé, au contraire, à part moi.

Enverdeur

On peut m’accuser d’enverder, d’être un greenshitter en anglais, un écolo engagé donneur de leçons.

Je boycotte l’avion depuis 2 ans. Que 2 ans. Auparavant, je voyageais comme ma collègue. Grand amateur de requins, je parcourais toutes les mers des quatre coins de la planète pour être en présence du superbe animal. J’ai, pour ma part, balancé une sacré quantité de tonnes de CO2, je le reconnais et le regrette amèrement aujourd’hui. Oui, je suis en train de me flageller tout en écrivant ce billet.

Alors, suis-je plutôt un éco-tartuffe ou éco-cohérent? Ce qui importe, c’est de changer. Et dans le bon sens.

En mai, fais ce qu’il te plaît? Et voyage où tu veux. Si on changeait justement d’adage pour rajouter : “en accord avec la planète”?

Ma collègue et moi sommes deux enseignants en géographie au lycée publique à Genève, et nous gagnons très bien nos vies, plus de 9’000 CHF par mois / 6975.82 Euro / 284’718 Rouble russe / 863’089 Shilling kenyan. Nous pouvons nous offrir 10 jours aux Maldives sans devoir économiser pendant 10 ans. Plus une nation s’enrichit, plus elle pollue. Biens de consommation, énergies, déplacements.

A la rentrée, ma collègue sera bronzée, joviale, et surtout fière. Fière d’avoir eu les moyens de se payer un voyage à plus de 2’000 CHF. Elle aura fait ce qui lui aura plu, sans réfléchir aux conséquences environnementales.

Alors, faut-il profiter de la planète tant qu’elle est encore en plus ou moins bon état, les Maldives ne sont pas encore sous les flots, ou doit-on freiner sa consommation, ses loisirs, ses plaisirs, pour revenir à des modes plus responsables, moins égoïstes, plus citoyens, plus frugaux et… intelligents? Je vous laisse répondre.

Et vous, vous avez prévu quelles vacances cet été?

Notre dernière numéro Ec(h)o Mag 11 de mai-juin est justement un spécial vacances. Il va sortir tout prochainement. Tout plein d’idées groovy écolo pour cet été.

A lire aussi chez nos amis de la Greenteam*

*La Greenteam est une association de blogs verts & engagés

Ec(h)o Mag 11, la couv

En avant-première, la couv de notre tout prochain numéro Ec(h)o Mag spécial vacances.

Sortie tout prochainement

Cohabitation piétons & cyclistes

Ce matin, l’excellente émission de la RSR InterCités parlait de la cohabitation piétons-cyclistes.

Invitée : Lisa Mazzone, coordinatrice de Pro Velo Genève.

On accuse trop souvent les cyclistes de rouler sur les trottoirs. Mobilités douces, avec parfois une cohabitation dure. Et pour cause, des aménagements cyclistes ne sont pas toujours proposés.

Vous pouvez réécouter l’émission ici.


Merci à Marcel M pour les photos.

Alors, les cyclistes, trop des méchants velus aux mollets musclés?

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